Interview inédite suite ...
J'ai donc commencé mon travail et peu à peu j'ai pu gagner la confiance des caïds. J'ai commencé par leur organiser des leçons sur l'histoire du Maroc chez moi. J'ai fait la même chose avec les élèves et les fonctionnaires. La situation générale du village s'améliorait peu à peu. Mais le directeur de l'école me tracassait toujours. Il ne m'aimait pas. Un jour, j'ai appris que le Résident général de France allait visiter notre village en compagnie des dirigeants marocains. On s'est mis à préparer une grande fête de réception. On disait que les visiteurs allaient parler du Trône. On avait désigné un candidat. C'était un disciple des Ketanis [1] qui était aussi professeur à Fès. Je le connaissais par hasard. Puisque je maîtrisais l'arabe, on m'a choisi donc pour tenir le discours d'ouverture devant le Résident Général et devant les fonctionnaires.
J'ai rédigé deux discours. Le premier contient la présence de la France au Maroc et ses efforts de développement du pays... Après moi, viendra le tour du Commandant, des fonctionnaires et du Juge. J'ai gardé le deuxième discours pour moi-même afin de le lire devant le Résident Général. Fidèle à la réalité du pays, mon discours contenait tout à fait le contraire. Il y avait une centaine de pachas et de caïds. À peine le juge a fini son discours que je me suis précipité à prendre la parole. La plus part des invités comprenait l'Arabe. Ils se sont interrompu et m'ont coupé la parole. Au soir, lorsque je suis rentré chez moi, le Résident Général est venu m'annoncer qu'il m'était interdit de quitter mon foyer jusqu'à nouvel ordre. Après deux ou trois jours, le Gouverneur de Fès est venu me voir en compagnie du pacha Fatmi Ben Sliman et de la police. On m'a interdit de voyager à Tanger.
J'ai donc commencé mon travail et peu à peu j'ai pu gagner la confiance des caïds. J'ai commencé par leur organiser des leçons sur l'histoire du Maroc chez moi. J'ai fait la même chose avec les élèves et les fonctionnaires. La situation générale du village s'améliorait peu à peu. Mais le directeur de l'école me tracassait toujours. Il ne m'aimait pas. Un jour, j'ai appris que le Résident général de France allait visiter notre village en compagnie des dirigeants marocains. On s'est mis à préparer une grande fête de réception. On disait que les visiteurs allaient parler du Trône. On avait désigné un candidat. C'était un disciple des Ketanis [1] qui était aussi professeur à Fès. Je le connaissais par hasard. Puisque je maîtrisais l'arabe, on m'a choisi donc pour tenir le discours d'ouverture devant le Résident Général et devant les fonctionnaires.
J'ai rédigé deux discours. Le premier contient la présence de la France au Maroc et ses efforts de développement du pays... Après moi, viendra le tour du Commandant, des fonctionnaires et du Juge. J'ai gardé le deuxième discours pour moi-même afin de le lire devant le Résident Général. Fidèle à la réalité du pays, mon discours contenait tout à fait le contraire. Il y avait une centaine de pachas et de caïds. À peine le juge a fini son discours que je me suis précipité à prendre la parole. La plus part des invités comprenait l'Arabe. Ils se sont interrompu et m'ont coupé la parole. Au soir, lorsque je suis rentré chez moi, le Résident Général est venu m'annoncer qu'il m'était interdit de quitter mon foyer jusqu'à nouvel ordre. Après deux ou trois jours, le Gouverneur de Fès est venu me voir en compagnie du pacha Fatmi Ben Sliman et de la police. On m'a interdit de voyager à Tanger.